PRESSE

ON FIRE

LE MONDE
Benjamin de la Fuente, plus présent que « Présences »
Le compositeur a fait sensation lors de l’ouverture du festival de musique contemporaine de Radio France (…) Une récitante rapporte avec rage dans un tumulte instrumental dominé par l’indomptable piano de Wilhem Latchoumia. Des bribes d’enregistrement (work song de prisonniers au début, appel à la prière musulmane à la fin) ajoutent à la contextualisation d’une œuvre qui prend une résonance toute particulière après l’attentat contre Charlie Hebdo (…) La partition, invite à parler d’apothéose de la liberté créatrice sans recours à l’improvisation…Benjamin de la Fuente, dont la présence d’artiste actuel est indéniable (…)
Pierre Gervasoni, 09.02.2015

TÉLÉRAMA
(…) Un programme dominé de manière écrasante par la création de On fire, du Français Benjamin de la Fuente. Un torrent de rage porté par un orchestre en collision quasi permanente avec la récitante, avec le piano comme catalyseur. Le tout sur des textes de Malcom X, traduits en français, qui prenaient une résonance toute particulière dans le contexte post-attentats de cet hiver parisien.
Une sorte de dies irae profane et politique, qui nous a coupé le souffle (…)
Sophie Bourdais, 10/02/2015

MUSIQUES CONTEMPORAINES XX & XXI (BLOG)
(…) Benjamin de la Fuente, s’est également imposé comme une des personnalités importantes de la musique contemporaine (…) Le texte récité est un vrai brûlot dans notre contexte politique français d’aujourd’hui (…) Une femme survoltée, Piera Formenti, deux micros, des mots qui claquent à chaque instant, une musique concassée et furieuse, portée aux extrêmes. On dit que les compositeurs sont hors-jeu politiquement, là, Benjamin de la Fuente est au cœur de l’actualité. Les voies de l’émancipation sont souvent iconoclastes et rarement pavées de bon sentiment.
Omer Corlaix, 10/02/2015

L’HUMANITÉ
(…) Du bruit et de la fureur (…) Textes que l’on peut qualifier d’incandescents, dits par une récitante inspirée, Piera Formenti, avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France déchaîné… Une pièce fortement applaudie. On peut être heureux de ce que de jeunes compositeurs renouent ainsi avec le courage et l’audace, tant sur le plan des idées que de la démarche musicale.
Maurice Ulrich, 13/02/2015

ANACLASE
(…) Revendicatif ? Engagé ? On est totalement dans le sujet : l’Amérique, c’est aussi ça. Les textes s’enchaînent très vite, bataillant de citations en scandales, hurlant souvent mais isolant certaines perles dans des accalmies dangereuses (…) Entre deux phrases qui tenteraient l’espoir d’une réconciliation surgissent les sirènes de flics, jusqu’à l’insupportable, ouvrant sur un postlude d’après-catastrophe, aux grondements sournois, errant sous le chant du muezzin.
Bertrand Bolognesi, 14/02/2015

RESMUSICA
Cette pièce incandescente (…) Sur scène, aux côtés d’un orchestre lacérant l’espace, le pianiste Wilhem Latchoumia et la « speakerine » italienne Piera Formenti engagent la lutte. Dans un haut-débit rageur qui ne tarira jamais, la voix de la jeune femme (…) harangue la foule et « mitraille » son texte avec une énergie et un débit vocal inouï, défiant l’excès de son des forces instrumentales. La partie éruptive de piano contre, quant à elle, les assauts de l’orchestre dans des interventions spectaculaires.
L’oeuvre « coup de poing » laisse sans voix !
Michèle Tosi, 14/02/201

JAZZ MAGAZINE
#Sept-XII
Franchement, de la rencontre entre le quatuor Béla et Jean Louis, on n’attendait pas si vite une réussite aussi éclatante. Ce premier concert est un coup de tonnerre (…) La musique (pour partie de Benjamin de la Fuente) est d’entrée fusionnelle, superbement arrangée, l’interpénétration des ensembles est parfaite (…) l’écriture pousse les membres du quatuor vers des expressions amplifiées digne des musiques dites « actuelles ». Les références stylistiques sont assez globalement orientées vers la musique contemporaine des années 50/60 (…) On a l’impression que tout cela était évident, presque facile.
Philippe Meziat, le 13 novembre 2014

RYTHMES-CROISÉS.ORG
Frôle
tiré du CD d’Erwan Keravec – Nu Piping

Au commencement était le son du bourdon, disions-nous en préambule. Benjamin De La FUENTE réitère et enfonce le clou, faisant chanter aux trois tuyaux de la cornemuse une complainte alanguie et étalée. Frôle n’est pourtant pas une invite érotique (enfin, pas que…), mais « une immersion possible à travers des accords glissants », une apnée prolongée dans une masse frictionnée et frottée visant à « toucher le son », quitte à sortir les griffes dans le dernier quart. Une pièce épidermique, et sans doute un peu sadique (…)
Stéphane Fougère, 24.02.2014

MOUVEMENT.NET
La Longue Marche – CD label aeon / Harmonia Mundi

(…) Entre bruitisme et détournement, Benjamin de la Fuente bascule subtilement vers l’acousmatique et développe dans l’introspection une virtuosité inouïe, associée à une dramaturgie et un lyrisme nouveaux. C’est peut-être ça, La Longue Marche : le cheminement toujours recommencé et jamais achevé du musicien.
Jérémie Szpirglas, 28.05.2009

LE MONDE
La Longue Marche – CD label aeon / Harmonia Mundi

Le compositeur benjamin de la Fuente aura attendu d’avoir près de 40 ans pour que sa musique fasse l’objet d’un projet monographique. Plutôt que de proposer des compilations d’oeuvres jouées par tel ou tel ensemble, comme le font ses jeunes collègues pour un premier CD (…) Il a imaginé un parcours en solo (violon mâtiné d’électronique) spécialement pour ce disque qui trouve sa bioénergie dans l’instant de l’improvisation et son développement durable dans une forme façonnée en studio. Tradition extra-européennes, expériences occidentales, accents du jazz et du rock, tout ce qui a laissé une trace dans l’oreille du compositeur se voit transformé en gestes personnels dans une manière de superbe autoportrait.
Pierre Gervasoni, 2009

RESMUSICA.COM
La Longue Marche – CD label aeon / Harmonia Mundi

Pour son premier disque monographique, Benjamin de la Fuente nous offre un one man show spectaculaire autant que saisissant (…) les neuf pièces de cet album sont des œuvres mixtes où le geste instrumental, celui du compositeur tout à la fois violoniste et improvisateur, fusionne avec la source électronique que Benjamin de la Fuente génère en véritable magicien acousmate dans une exploration inventive et onirique de l’univers sonore (…) La longue marche, (…)  est cette quête personnelle de l’inouï qu’atteint son archet virtuose, démultiplié par l’électronique dans Give something ou dans Clem, un des sommets de cet enregistrement, où la voix éperdue du violon sonde des territoires inconnus. Ce voyage nocturne, intime et solitaire, traversé d’échos multiples – couleur d’Asie, voix caressantes – est introduit de manière très originale, par les « 99 notes préparatoires » de Frédéric Forte incluses dans le livret.
Michele Tosi, 15.07.2009

LE CRI DE L’OIE
LE MONDE
Spectacle musical sur des textes de Christophe Tarkos

Les réflexions du penseur, les volutes du fumeur, les ausculta-tions du « bonhomme de merde », toutes les tirades esthétiquement non correctes donnent lieu à de fabuleuses créations scéniques (…) Prodigieusement inventive, la musique de Benjamin de la Fuente rejoint la mise en scène de Thierry Poquet dans l’art de favoriser les excès tout en les maîtrisant. Qu’elle soit écrite (pour deux trombones, contre- basse, violon et percussions utilisés selon des effectifs renouvelés) ou modelée à même le son (électronique furtive mais exquise), la musique semble faire entendre exactement ce que Tarkos avait sur le bout de la langue…
Pierre Gervasoni, 21.11.2002

ANACLASE.COM
Spectacle musical sur des textes de Christophe Tarkos

Le Cri de l’Oie est un voyage au cœur de l’univers du poète Christophe Tarkos, mis en scène par Thierry Poquet et en musique par Benjamin de la Fuente. Ce dernier construit sa musique dans un rapport intime au texte, dans un regard et une écoute des mots en connivence avec le metteur en scène. La musique ne préexiste pas au projet, elle se compose au fur et à mesure des répétitions pour se fixer en fin de parcours. (…) Le choix des instruments – deux cordes, deux cuivres et une percussion – force à la cohésion, à l’écoute. Le propos des instrumentistes n’est pas d’accompagner les chanteurs-comédiens. L’amplification, la spatialisation, la transformation du son apportent une dimension supplémentaire à la construction sonore de ce spectacle.
2008